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"Tempo N° 79", votre bulletin d’information, du mois de Décembre

publié le lundi 17 décembre 2018

Le saviez-vous !

par Francis Caro, adhérent Apac et parent d’élève au conservatoire

Pour commencer de façon démocratique notre revue des instruments, nous recourrons à l’alphabet ; et comme il s’appelle aussi « Viola », « Bratsche », et pourrait porter la devise « Ma fin est mon commencement », puisqu’on l’appelle aussi « violon alto », nous débuterons cette revue par
L’ALTO : 4 cordes : do(2), sol(2), ré(3), la(3), tessiture du do(2) au mi(5), partition en clé d’ut, écriture prolongée des aigus en clé de sol (les altistes lisent, déchiffrent, traduisent tout),
est un instrument qu’on place dans l’entre-deux : plus grand (quinte inférieure dans le registre), que le violon, auquel l’apparente la disposition des cordes ; plus petit que le violoncelle (octave supérieure), dont on monte parfois les cordes sur un violon pour l’initiation des petits enfants ; pour cette raison, c’est d’abord un instrument d’accompagnement (orchestre, quatuor..) que Telemann a pour la postérité donné en soliste dans deux concertos (sur 900 œuvres), et que Mozart a individualisé dans sa symphonie concertante, puisqu’il préférait, semble-t-il, cet instrument si chaleureux et tendre à celui de papa (le violon) ;
Mendelssohn met en valeur les altos dans quelques symphonies, Berlioz lui a consacré une œuvre concertante : « Harold en Italie », Schumann utilise l’instrument dans ses déchirantes « Märchenbilder », Brahms dans sa Sérénade n°2 ; il nous semble faire se côtoyer l’intimité et le populaire : son poids et les exigences d’accords l’auraient exclu du domaine de la virtuosité : conceptions étriquées dont on est revenu ! C’est au 20e siècle, et surtout au 21e, que les compositeurs lui accordent enfin la place que ses auditeurs entendent depuis si longtemps : énigmatique, tendre et chaleureuse, celle qui traduit nos émotions et nos sentiments : nous renvoyons au site de Laurent Camatte, à ses disques, ceux de Tamestit, Caussé ; le conservatoire, grâce à Michel Pozmanter à l’orchestre, et Belinda Peake à l’alto, lui donnent cette place enviée et méritée.
Ajoutons qu’il a des frères et sœurs en jazz : les saxophones ! Guillaume de Machaut apprécierait !


« Le Fil continu »

par Dominique Fouilhe, responsable action culturelle au conservatoire

La structure municipale du PRE (Projet de Réussite Educative) a créé en 2012
le dispositif éducatif « le Fil continu », qui accueille chaque semaine les élèves temporairement exclus de l’un des trois collèges gennevillois.
La mise en œuvre de ce dispositif innovant a notamment permis une baisse significative du taux d’exclusion au collège.

Depuis la rentrée 2016, le conservatoire a répondu à la demande d’Abdel Gharmaoui, médiateur puis coordinateur du Fil continu en proposant un atelier hebdomadaire d’une heure et demie au conservatoire.
Selon les semaines, le groupe comprend entre 2 et 10 jeunes qui viennent le plus souvent une seule fois.

Deux percussionnistes, Sebastian Quezada professeur et Hector Gomez musicien-intervenant au conservatoire, animent en alternance cet atelier.
Philippe Miller et Emilien Véret y ont également contribué pendant deux ans.
Tous ont vécu le Fil continu comme une rencontre très forte avec ces jeunes qui arrivent parfois contre leur gré au conservatoire : « c’est pas pour moi ici »…

Une fois franchi le pas, cette rencontre donne au jeune la possibilité de faire un pas de côté par rapport à l’expérience d’affrontement, d’échec et d’exclusion qu’il a vécue au collège.
Prendre la parole en musique de manière personnelle, être écouté et applaudi par le groupe, écouter à son tour et respecter la prestation de celui qui est « sur scène », réussir à jouer ensemble une pièce construite collectivement…

Chaque jeune peut trouver dans cet espace-temps bienveillant et exigeant l’occasion de s’exprimer de façon authentique sans craindre un jugement de valeur, de s’étonner de ses propres capacités à réussir et de retrouver l’amorce d’une confiance en soi.
Le Fil continue cette année au conservatoire, nous sommes heureux de contribuer à son action !

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